LES ARTICLES DES CANDIDATS DEVRONT TRAITER DE L'UN DES CINQ THEMES SUIVANTS  

La géopolitique des grandes fortunes

Bill Gates, Elon Musk ou Jeff Bezos, voilà des noms qui sonnent bien familiers et qui apparaissent désormais tout aussi importants que ceux de Joe Biden, Xi Jinping ou encore Emmanuel Macron. Il faut dire qu’en possédant des fortunes s’élevant jusqu'à plus de 100 milliards de dollars, les plus grands milliardaires de ce monde possèdent une influence qui n’est plus à démontrer. Course à l’espace, financement d’organismes internationaux et même crypto-monnaies, ces derniers placent leurs pions sur l’échiquier mondial et n’hésitent plus à s’investir de fonctions traditionnellement régaliennes. Dès lors, comment le monde affronte cette croissance quasi-incontrôlée des acteurs privés ? La population est-elle à même de soutenir des acteurs qui n’ont de comptes à rendre à personne ? En tout cas, à l’heure de la globalisation, la question se pose et il est évident que les milliardaires sont devenus des acteurs incontournables de la géopolitique contemporaine.

Politique étrangère française : une Révolution macronienne ?

A l’aube des présidentielles 2022, il est enfin temps de dresser le bilan du quinquennat Macron en termes de politique étrangère. Pourtant, voilà un sujet qui est souvent mis au second plan et nombreux sont ceux - notamment en cette période électorale - à en regretter l’absence dans le débat public. Il n’en demeure pas moins qu’avec, entre autres, l’échec du “contrat du siècle”, l’ADN proeuropéen du président français et les différentes joutes verbales échangées avec le pouvoir algérien, le sujet reste vaste et plein d’intérêt. Lors de sa première campagne, le président Macron avait clamé haut et fort sa volonté de redorer le blason de la France. Qu’en est-il aujourd’hui ? Si certains regrettent un certain isolement stratégique, d’autres apparaissent pleinement satisfaits de ce renouveau tricolore, notamment au niveau européen.

Donald Trump - Joe Biden : même combat ?

Dans l’imaginaire populaire, la fin de l’ère Trump coïncide avec un renouveau, voire un revirement de la politique américaine vis-à-vis du monde. En effet, le prédécesseur de Joe Biden a toujours prôné dans ses discours la doctrine de l’« America first », autrement dit, la prégnance des intérêts américains dans toute démarche qui impliquerait les États-Unis. Cette volonté d’autocentrisme s’est notamment manifestée par la mise en retrait des États-Unis par rapport à l’Europe, l’ancien président Trump critiquant l’OTAN et étant plus favorable à un rapport de compétition entre puissances plutôt que de collaboration. C’est ce qui a en grande partie gelé les accords TAFTA, qui devaient sceller une alliance commerciale entre l’Europe et le pays de l’oncle Sam. De son côté, le président Biden se montre, en apparence, bien plus favorable à l’ouverture des États-Unis au monde. Mais seules les décisions géopolitiques qu’il a prises (et qu’il prendra) viendront sceller dans le marbre ses propos, ou au contraire, les infirmer, de façon relative, ou de manière marquée.   

Réseaux sociaux et géopolitique : vers une nouvelle définition des pouvoirs ?

Coup de tonnerre en janvier 2021 lorsque Twitter suspend le compte de Donald Trump peu après les incidents du Capitole. Le pouvoir des géants du numérique défie alors toutes les sphères. En 2021, plus de 53% de la population mondiale est présente sur les réseaux sociaux, qui sont désormais de véritables acteurs des problématiques géopolitiques contemporaines, comme lors des printemps arabes par exemple. Véritables enjeux de soft power, ces derniers sont souvent accusés de diffuser l’impérialisme américain à travers le monde, raison pour laquelle des pays tels que l’Iran ou la Chine interdisent les applications américaines et encouragent des initiatives locales. L’enjeu ne se situe pas seulement sur des questions de soft power mais aussi sécuritaires, alors que le contrôle des données est une ressource de plus en plus convoitée et peut entraîner de nombreux déboires, à la manière du scandale Cambridge Analytica en 2016.

Perspectives africaines du Maghreb

Si l’Afrique a longtemps été sous l’emprise des puissances occidentales pendant le 20e siècle, le développement du berceau de l’humanité se fait maintenant par et pour les Africains. C’est ainsi que les pays du Maghreb ont décidé d’investir dans les pays africains pour développer le continent et mettre en valeur ses richesses tant économiques que culturelles. Comment se traduisent alors ces perspectives africaines du Maghreb ? Cela présage-t-il du bon pour le continent ? En tout cas, cela pourrait être une aubaine pour les pays concernés qui accumulent les handicaps depuis la fin de la colonisation et qui malheureusement n’arrivent pas à s’en sortir. La Chine a beau développer une politique “win-win” dans la région pour construire des infrastructures, sa politique en terres africaines reste régulièrement associée à de la néo-colonisation et, dans ce contexte, un développement par et pour l’Afrique apparaît comme une solution séduisante.