Ursula von der Leyen, une ascension européenne

13/03/2020

 

Quoi de mieux que de parler d’une femme au parcours quasi-parfait pour ce quatrième portrait de la semaine ? Je parle bien entendu d’Ursula von der Leyen, qui a pris la tête de la Commission européenne très récemment.

 

Un parcours riche

 

Ursula von der Leyen descend d’une famille bourgeoise allemande. Elle passe son enfance en Belgique en fréquentant l’Ecole européenne, ce qui lui vaut d’être bilingue allemand et français. Elle a également vécu 5 ans au Royaume-Uni, et par conséquent parle trois langues. Elle est vouée à un avenir brillant puisqu’elle étudie à la London School of Economics, sous un faux nom, du fait de la notoriété de son père, Ernst Albrecht, ancien homme politique allemand. Elle entreprend par la suite des études de médecine en Allemagne durant sept ans et devient docteure en 1991. Pour finir, elle suit 4 ans de cours d’économie à l’université de Stanford. Sa carrière politique va commencer peu après en Allemagne.

 

Ainsi, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’Ursula von der Leyen, avant d’exercer un métier particulier, a bien des cordes à son arc, et que tous ces atouts et ces différences vont fortement jouer dans sa carrière future.

 

De ministère en ministère

 

Son parcours politique commence dès 1990 quand elle rejoint l’Union chrétienne-démocrate d’Allemagne (CDU). Elle est élue 11 ans plus tard au sein de l’assemblée de la région de Hanovre, puis élue députée en 2003, à 44 ans.

 

Par la suite, la candidate de la CDU à la chancellerie fédérale, Angela Merkel, la nomme au sein de son équipe de campagne. Le scrutin est remporté par les chrétiens-démocrates et Ursula von der Leyen devient ministre fédérale de la Famille. Elle conduit une politique novatrice notamment en développant les crèches afin que les femmes puissent concilier travail et éducation des enfants. Elle assure aussi un salaire parental de 1800 euros lors des 14 premiers mois de l’enfant, hommes compris.

 

Lors des élections de 2009 elle remplace Franz Josef Jung et devient ministre fédérale du Travail et des Affaires Sociales, puis, en 2010, elle est élue vice-présidente du parti CDU, sous la présidence d’Angela Merkel. Elle défendra notamment l’instauration d’un quota de femmes au sein des conseils d’administration.

 

Elle est donc désormais bien implantée dans le paysage politique allemand, et pressentie favorite pour être candidate de la coalition noire-jaune (alliant CDU, FDP et CSU) à l’élection présidentielle anticipée, disposant notamment du soutien d’Angela Merkel. Mais les trois formations lui préfèrent finalement Christian Wulff.

 

Ursula von der Leyen est finalement nommée ministre fédérale de la Défense en décembre 2013, c’est la première fois que ce ministère est dirigé par une femme. Ce statut renforce son statut de successeur potentielle d’Angela Merkel. Elle a notamment joué un rôle clé dans les conflits kurde et afghan. Toutefois, c’est durant ce mandat que sa popularité est revue à la baisse, notamment pour une mauvaise gestion de budget.

 

A la tête de la Commission Européenne

 

C’est le 2 juillet 2019 que les chefs d’Etat et de gouvernement du Conseil Européen proposent qu’elle prenne la tête de la Commission européenne en remplacement de Jean-Claude Juncker. Elle est élue le 16 juillet après un discours devant le Parlement européen où elle promet la mise en place d’un « green deal » visant à faire de l’Europe le premier continent neutre en carbone en 2050.

 

Elle prend officiellement ses fonctions le 1er décembre 2019, pour cinq ans, et devient la première femme à la tête de cette institution.

 

Ursula von der Leyen en 2019 au Parlement européen.

Photo : CC-BY-4.0: © European Union 2019

 

Si Ursula est arrivée jusque-là c’est pour ses nombreuses capacités à rassembler. Habituée des talk-shows, elle est toujours dans le peloton de tête des dirigeants politiques préférés des Allemands. Elle est d’une courtoisie sans faille et apparaît toujours calme dans les débats virulents, tout en appuyant parfaitement ses propos. Le fait qu’elle ait une expérience de médecin, économiste, et qu’elle parle couramment anglais, français et allemand est aussi beaucoup apprécié.

 

***

 

En somme Ursula von der Leyen est une femme qui n’a eu de cesse de gravir les échelons grâce à ses capacités à prendre les bonnes décisions, et qui, par la diversité de ses connaissances, a su se faire une place dans le paysage politique allemand, et en Europe désormais.

 

 

 

 

 

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