L’Amérique du Sud en proie à la contestation: une ou des crise(s) ?

24/11/2019

 

 

 

            La Paz, lundi 11 novembre 2019, 21h30 heure locale. Le président bolivien Evo Morales annonce sur Twitter son départ pour le Mexique qui vient de répondre favorablement à sa demande d’asile politique. Le premier président latino-américain issu d’une communauté indienne avait déjà démissionné la veille suite aux pressions de l’armée et de la police, conséquences de trois semaines de manifestations et de contestations provoquées par les résultats de l’élection présidentielle du 20 octobre, jugée frauduleuse par une majeure partie de la population. En effet, Evo Morales, au pouvoir depuis 2005, avait été réélu pour un quatrième mandat consécutif malgré l’échec du référendum de 2016 portant sur l’augmentation du nombre de mandats présidentiels réalisables. Il avait ainsi fait fi de la constitution mais était pourtant appuyé par les tribunaux boliviens, ces derniers considérant qu’empêcher sa candidature violerait “ses droits de la personne”.

 

 Evo Morales arrivant au Mexique, Getty Images

 

            Ce nouveau coup de tonnerre sur le continent sud-américain fait suite à deux mois de contestation et de manifestations parfois extrêmement violentes dans la plupart des pays du sous-continent. Et il n’est certainement pas le dernier. Mais comment l’Amérique du Sud, pleine de promesses économiques et sociales à l’aube du XXIème siècle, grâce notamment au boom des matières premières et à une “vague rose” , est-elle entrée dans une crise bien plus profonde qu’il n’y paraît ?

 

 

Un sous-continent marqué par ses héritages

 

            Pour replacer cette crise dans son contexte, il semble important de revenir quelques décennies (voire siècles) en arrière. En effet, l’Amérique du Sud actuelle s’est construite (en partie) sur des bases libérales héritées du néocolonialisme. Le continent s’est spécialisé dans la production de biens primaires et dans la monoproduction au XIXème siècle (coton, café puis cacao pour le Brésil, canne à sucre pour le Pérou, céréales et viande pour l’Argentine…). Au début du XXème siècle, le pouvoir est aux mains des exportateurs et des grands propriétaires, quand les petits producteurs ne possèdent même pas leurs terrains. La crise des années 30 frappe alors quasiment tous les pays de la zone, entraînant une importante chute des exportations ainsi qu’une vague de séismes politiques, et le populisme apparaît comme la solution miracle (élection de Juan Peron en Argentine en 1943, de Getúlio Vargas au Brésil en 1930…). Des années 1930 aux années 1970 de nombreux pays vont ainsi se lancer dans une nouvelle voie de développement autocentré, avec la mise en place d’une industrialisation par substitution aux importations et de nationalisations comme celles de Petrobras et Electrobras au Brésil en 1953. Une vague de coups d’Etats traverse aussi le continent (Bolivie en 1971,  Argentine en 1976, et le plus connu au Chili en 1973 lorsque Pinochet s’empare du pouvoir par la force aux dépends de Salvador Allende, débutant ainsi ses 17 ans à la tête d’une sanglante dictature). Dans les années 1980, le FMI impose à plusieurs Etats l’abandon du modèle autocentré et une véritable “thérapie de choc”, notamment à cause de la dette qui ne cesse d’enfler. Basée sur les dogmes libéraux du Consensus de Washington, cette “thérapie” prône une déréglementation sociale, l’équilibre des finances ou encore l’ouverture des frontières. Les privatisations s’enchaînent (entreprises chiliennes privatisées à 96% à la fin des années 1980, Entel et Aerolinas Argentinas en Argentine…), et l’union continentale prend forme dans le cadre du Mercosur en 1991. Cette entrée dans la mondialisation s’accompagne d’ailleurs d’une augmentation des risques financiers (en témoigne la crise Argentine de 1998) mais aussi d’une chute des régimes militaires et d’une transition louable vers la démocratie (Argentine en 1983, Brésil en 1985, Chili en 1989…).

 

            Ainsi, au début des années 2000, lorsque plusieurs gouvernements sudaméricains basculent à gauche et que le cours de matières premières s’envole la tendance est à l’optimisme, aussi bien en termes économiques que sociaux. En 2009 la majorité des pays de la zone sont ainsi gouvernés par un dirigeant de gauche: le Chili avec Michelle Bachelet, l’Argentine avec Cristina Kirchner, le Venezuela avec Hugo Chavez, le Brésil avec Lula ou encore la Bolivie avec Evo Morales.

 

 

 Carte politique de l'Amérique du Sud en 2009, AFP 

 

 

Même si ces gauches sont plurielles, couvrant un spectre politique très large (des radicaux jusqu’aux socio-démocrates), elles sont le signe d’un continent qui exprime son désaccord face aux politiques néolibérales menées depuis 20 ans et n’ayant en rien amélioré les conditions de vie des exclus. L’espoir est de mise, et les 5% de croissance moyenne pour la première moitié de la décennie 2000 confortent cette idée. Cette forte croissance est d’ailleurs largement issue d’une augmentation des prix des matières premières qui accompagne l’augmentation des exportations à l’échelle mondiale, et le sous-continent bénéficie d’un “effet prix” sur ses exportations à destination des pays asiatiques émergents. La pauvreté diminue, passant de 44% de la population en 1990 à 30% en 2013 (PNUD, Rapport sur le développement humain, 2013), et la part des classes moyennes augmente considérablement, mais cette parenthèse heureuse ne va pas durer.

 

 

 

Une dépendance aux exportations de matières premières problématique.

 

            Le boom des matières premières sur lequel s’est appuyé l’Amérique Latine au tournant du XXIème siècle s’achève définitivement en 2014, même s’il la crise de 2007 avait eu des répercussions elles aussi importantes. La plupart des matières premières voient ainsi leur cours diminuer fortement : le cuivre, l’argent, le soja et le sucre perdent entre 10 et 20%, le coton et le caoutchouc 30%, tandis que le pétrole perd 50%. Au moment de faire le bilan de cette vague rose, composée de gauches aussi différentes que le Parti des travailleurs au Brésil, le leadership paysan-indigène d’Evo Morales ou le social-libéralisme de Michèle Bachelet, on s’aperçoit que les actes n’ont pas toujours suivis les discours, et que les tensions sociales n’ont pas disparu… Certains gouvernements de gauche ont reproduit les erreurs de leurs prédécesseurs, allant même jusqu’à être impliqués dans des scandales de corruption (scandale Petrobras au Brésil depuis 2014, impliquant l’ancien président et leader du Parti des Travailleurs Lula ainsi que son héritière Dilma Roussef, qui va complètement déstabiliser la gauche brésilienne et conduire à l’élection de Jair Bolsonaro en 2018 / Scandale de trafic d’influence impliquant le fils de Michèle Bachelet en 2015 qui fait baisser le taux d’approbation de la présidente chilienne en dessous des 25%, une première sous la démocratie).

Le président Lula en visite chez Petrobras

 

            Quant aux gauches dites “bolivariennes”, symbolisées par Evo Morales en Bolivie et Rafael Correa en Equateur, elles ne remplissent pas toutes leurs promesses. Ce dernier renonce ainsi à ne pas exploiter le pétrole du parc national Yasuni, entraînant une vague de protestations alors qu’il disait vouloir protéger les communautés indiennes et leurs territoires. Il faut bien admettre que les leaders charismatiques de cette gauche bolivarienne ont réussi à engager des progrès sociaux et à augmenter la participation à la vie politique dans leurs pays respectifs, progrès cependant souvent accompagné de réformes liberticides et d’un désengagement sur des sujets qui étaient pourtant au coeur de leurs programmes électoraux. Rafael Correa a ainsi été accusé de clientélisme et de prendre ses distances avec les classes populaires qui l’avaient élu, tout comme Evo Morales pourtant symbole des indigènes et des petits paysans.

 

            Enfin, la mort du président vénézuélien Hugo Chavez en 2013 a été suivie d’une chute des cours du pétrole, mettant fin à une décennie de recul de la pauvreté et de progrès sociaux importants (progression de 70% de la scolarisation des enfants, taux de pauvreté chutant de 50% entre 2003 et 2011…). En effet, cet autre leader charismatique s’appuyait sur l’entreprise pétrolière publique nationale PDVSA pour financer toutes les dépenses sociales, et n’a pas su diversifier l’économie nationale, faisant ainsi sombrer le pays dans ce que l’on appelle “la maladie hollandaise” (phénomène économique qui relie exploitation des matières premières et déclin de l’industrie locale, les exportations augmentant elles s’accompagnent d’une appréciation de la monnaie qui pénalise les autres secteurs). Depuis 2014, et encore plus depuis l’élection de Donald Trump en 2016, le Venezuela est ainsi isolé sur le plan international, l’économie est au plus bas (inflation de 130 060 % en 2018) et le régime autoritaire de Maduro ne cesse de réprimer par la force les manifestations réclamant des élections libres. La seule solution pour espérer une vie meilleure? L’exode, choix de 4 millions de Vénézuéliens depuis 2013, dont la majorité se dirige vers la Colombie voisine, créant un nouveau sujet de tension entre les deux pays.

 

 

Des crises conjoncturelles ou structurelles ?

 

             En cette année 2019, de nombreuses contestations ont donc vu le jour dans les pays sud-américains, dans un contexte général assez pesant. Comme nous pouvons l’observer au travers des nombreuses émeutes (Chili, Bolivie, Equateur) et du résultat des élections en Argentine, les peuples de la région rejettent en masse l’austérité imposée par les gouvernements, et seul le Brésil semble épargné, même si la présidence de Jair Bolsonaro suscite le débat (écologie, droits de l’homme…). Même si les mouvements de contestation ont quelques dénominateurs communs, nous ne pouvons pas les comprendre en les pensant comme un ensemble, c’est pourquoi il convient de s’intéresser à leurs particularités.

 

 

            Au Chili, la contestation soudaine a surpris de nombreux observateurs, à commencer par le président Sebastián Piñera lui-même qui comparait son pays à une “oasis” au milieu de l’instabilité chronique secouant le sous-continent il y a encore quelques semaines. Les chiffres lui donnaient d’ailleurs raison : inflation maîtrisée, croissance économique prévue à 2,5% du PIB en 2018, réduction du taux de pauvreté de 38,5% à 10% depuis la fin de la dictature de Pinochet… Tout semblait bien aller d’un point de vue économique, le pays le plus longiligne au monde étant même le seul de la zone à faire partie de l’OCDE, l’organisation regroupant les pays les plus développés de la planète. Pourtant, c’est aussi un des plus inégalitaires de ce groupe, 1% des plus riches concentrant 26,5% du PIB national. Le pays s’est ainsi soudainement soulevé en octobre, suite à la hausse des tarifs publics et du prix du ticket de métro à Santiago, véritable étincelle mettant le feu aux poudres. Le 25 octobre, plus de 1,2 millions de personnes sont descendues dans les rues de la capitale, du jamais-vu depuis les manifestations pour le non au référendum de Pinochet en 1988. L’état d’urgence a même été déclaré, l’armée étant appelée à la rescousse pour réprimer les pillages,, et 20 morts ont été recensés, dont au moins 5 suite à des tirs de militaires, faisant ressurgir le spectre de la dictature. S’apercevant que la répression ne diminuait pas la révolte, le président chilien a ensuite annoncé la fin de l’état d’urgence, le remaniement de son gouvernement et une réforme des retraites et du salaire minimum, mais les manifestations continuent et le pays a même été contraint d’annuler la prochaine COP25. Les manifestants réclament un changement de système et une réforme de la constitution héritée du régime militaire. Le système de retraites par capitalisation individuelle leur offre en effet des pensions très faibles, et l’endettement est omniprésent (Selon la Fondation Sol, 11 millions de Chiliens - sur une population totale de 18 millions -  sont endettés) du fait d’un système néolibéral qui considère tous les services (éducation, santé, sécurité sociale…) comme des biens de consommation.

 Manifestations impressionnantes à Santiago, Susana Hidalgo

 

            En Argentine, pas de manifestations sanglantes comme chez son voisin, mais l’élection présidentielle du dimanche 27 octobre a donné le candidat de centre-gauche, Alberto Fernández, vainqueur dès le premier tour face au désormais ex-président Mauricio Macri. Un des premiers défis de ce péroniste traditionnel (du charismatique président Juan Domingo Peron dans les années 1940-50) sera de renégocier la dette de $57M contractée auprès du FMI, tout comme il l’avait déjà fait en 2003. Le pays est en récession depuis un an, et l’inflation s’élève à 55% sur l’année en cours, réduisant fortement le pouvoir d’achat des Argentins. En élisant un candidat soutenu par Cristina Kirchner (ancienne présidente de 2007 à 2015), le peuple argentin espère la fin de l’austérité mise en place par Mauricio Macri, mais le nouveau duo au pouvoir va devoir gérer la pauvreté, le chômage à 12%, la dette et l’inflation, au risque d’encore une fois décevoir ceux qui les ont élus.

 

 

            La Bolivie est quant à elle en proie à un mouvement de protestation politique, suite à la réélection jugée frauduleuse du leader indigène Evo Morales. Comme nous l’avons déjà vu, les manifestations ont bénéficié du soutien de l’armée et de la police, poussant ainsi le premier président indigène à fuir son pays pour le Mexique. Les manifestants reprochent aussi à Morales de n’avoir pas suffisamment pris la mesure des incendies ravageant la forêt amazonienne, et de laisser mourir cette région. Mais le départ d’Evo Morales, loin  de régler tous les problèmes, a engendré des vagues de violence inédites dans le pays, le drapeau “wiphala” des indigènes étant brûlé et ravagé dans de nombreuses villes, faisant ainsi émerger un scission nocive entre indigènes et non-indigènes.

 

            En Equateur, comme au Chili, c’est une étincelle à priori banale qui a entraîné les manifestations : l’abandon des subventions au carburant, mesure imposée par le FMI. Les protestations ont été guidées par les peuples autochtones, ces derniers s’insurgeant aussi contre l’exploitation à outrance des ressources minières de leurs territoires. Le gouvernement de Lenín Moreno a lui aussi fait appel à l’armée pour contrôler les troubles, et les deux parties (Indigènes et gouvernement) ont trouvé un accord le 13 octobre, bien que la plupart des mesures d’austérité soient maintenues.

 

            Enfin, il importe d'aborder la situation actuelle de la Colombie, bien que le phénomène ne soit quasiment pas couvert par les médias européens. En effet, ce pays a été ravagé par la violence pendant plusieurs décennies, entre narcotrafic et guérillas incontrôlables. La Colombie occupe d’ailleurs la 143e place sur 163 pays dans le classement de l’Indice de la paix mondiale 2019. L’accord de paix signé avec les FARC, plus ancienne guérilla communiste d’Amérique Latine, en 2016 par le gouvernement de Juan Manuel Santos pouvait laisser penser qu’une nouvelle aube pacifiste se lèverait sur le pays, mais il n’en est rien… L’Escuela Nacional Sindical de Colombie a ainsi enregistré un total de 702 assassinats de citoyens actifs dans la défense des droits humains et dans les secteurs syndicaux et sociaux, dont 135 anciens combattants des FARC, depuis 2018… Et les citoyens colombiens, loin de rester passifs face à ce phénomène, s’engagent pour changer les mentalités, par des manifestations ou de nombreux actes citoyens (évènements de sensibilisation, débats…). Mais à cette thématique sécuritaire vient s’ajouter un sentiment de stagnation au niveau économique, social, écologique et donc forcément politique. C’est pourquoi la manifestation du jeudi 21 novembre etait annoncée comme une des plus importantes du XXIème siècle dans le pays (3 millions de personnes attendues dans les rues selon le président de la CUT). Les étudiants, syndicats, professeurs, artistes, et une majorité de citoyens en général s’apprêtent à se réunir pour défendre leurs droits, la paix, leur pouvoir d’achat, mais aussi pour dénoncer la corruption et les frais de scolarité ahurissants pour étudier dignement. Il convient cependant de différencier cette contestation de celle à l’oeuvre dans les pays précédemment cités, car elle ne devrait pas donner lieu à un blocage du pays ou à des manifestations régulières malgré son ampleur quasiment sans précédent.

 

 

            Ainsi, à travers ce tour d’horizon des contestations sud-américaines nous avons pu cerner quelque peu leurs différentes origines, et la crise que traverse le sous continent semble structurelle même si les étincelles sont d’ordre conjoncturel. Les peuples de la région s’insurgent en bloc, dans une Amérique métissée, et les références à Bolivar, “El Libertador”, ne cessent d’affluer de toutes parts, ce qui est loin d’être anodin. Dans quasiment tous ces pays se fait ressentir le manque de couverture sociale pour les plus démunis, et les Etats providence calqués sur les modèles européens peinent à répondre aux besoins grandissants de leur population. Partout dans la zone l’éducation est chère car souvent privée, et en résulte une fragmentation sociale de laquelle il est difficile de s’extraire, il est donc essentiel pour ces pays d’investir dans ce secteur tellement important.

 

Les solutions globales résident dans une meilleure inclusion sociale, par la redéfinition “d’un système de protection sociale dont la classe moyenne soit à la fois financeur (ce qu’elle est déjà) et bénéficiaire (ce qui n’est pas nécessairement le cas)” (Simon Schmit, 2018). L’amélioration des services publics est aussi un des axes de progression, pour éviter que les plus aisés ne cherchent d’autres solutions plus avantageuses permises par leurs revenus et ne perpétuent ce sytème de classes nocif à la démocratie. Le rêve des peuples sud-américains, à travers ces “marchas” (manifestations), est donc de voir un nouveau modèle de société émerger, plus juste, plus équitable, et d’en finir avec les promesses non-tenues. Le chemin semble encore long, mais la cause est noble, et on ne peut que souhaiter que l’environnement économique permette aux pays du sous-continent d’atteindre ce but, et malgré ce portrait qui peut sembler pessimiste, le fait que la contestation prenne une telle ampleur sur le sous-continent est un motif d’espoir, et la preuve que la démocratie, bien que parfois bafouée, s’y exerce.

 

 

Sources :

 

-     https://www.diploweb.com/Amerique-du-Sud-la-droitisation-du-sous-continent-le-plus-a-gauche-depuis-20-ans.html

-     Des Eldorados aux villes de pouvoir de l’actuelle Amérique latine, Bertrand LEMARTINEL, le 19 février 2017

-     nouvelobs.com/monde/20191112.OBS20984/en-bolivie-le-wiphala-drapeau-des-indigenes-est-attaque-apres-le-depart-d-evo-morales.html

-     La Presse, ACTUALITÉS, L'Amérique latine se soulève, samedi 26 octobre 2019

-     L'Est Républicain, 00-IG - Le fait du jour, lundi 28 octobre 2019, La contestation aussi se mondialise

-     Pourquoi l'élection en Argentine dépasse de loin les frontières du pays, Anthony Berthelier, HuffPost - France (site web), dimanche 27 octobre 2019

-     Les Echos, 31/10/2019, L’Amérique du Sud s’embrase contre l’austérité, Thierry Ogier

-     https://lvsl.fr/chili-effondrement-systeme-pinochet/

-     https://www.latribune.fr/journal/archives/economie/20060710u6rjptv/la-vague-rose-sessouffle-en-amerique-latine.html

-     http://www.rfi.fr/ameriques/20191028-defis-economiques-nouveau-president-argentin-alberto-fernandez

-     https://www.lexpress.fr/actualite/monde/chili-l-etat-d-urgence-a-ete-leve_2105093.html

-     https://www.semana.com/nacion/articulo/que-hay-detras-del-paro-del-21-de-noviembre-de-2019/640594

-     https://www.lafm.com.co/colombia/que-diferencia-las-marchas-en-colombia-con-las-del-resto-del-continente

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