VISITE OCDE ET UNESCO

               Le 4 octobre 2019, par une belle journée ensoleillée, nous avons rendez-vous devant le siège de l’OCDE à 9h. Les participants, s’apprêtent à visiter deux institutions internationales, l’OCDE et l’UNESCO.

             La matinée est dédiée à la visite de l’OCDE, nous sommes accueillis par une guide dynamique qui donne un avant-goût du multiculturalisme du lieu que nous nous apprêtons à pénétrer.

           Espace lumineux et design, grouillant de personnes en costards et tailleurs, parlant anglais, nous entrons, un peu intimidés il faut le dire, dans le siège bien policé de l’OCDE. Après une visite rapide des locaux, nous nous installons dans un amphithéâtre pour deux conférences très riches. La première est tenue par un membre de l’équipe de campagne de communication du département affaires publiques de l’OCDE et nous explique d’abord le fonctionnement de l’OCDE puis ses enjeux.

          L’OCDE est fondée en 1945 afin d’organiser la distribution des fonds du Plan Marshall et portait donc en son sein 18 membres européens. Aujourd’hui, l’organisation a bien évolué et comporte 36 membres, bientôt 37 (avec l’entrée prochaine de la Colombie). Son objectif est d’améliorer les politiques publiques, la vie des gens en mettant en place une collaboration entre Etats qui échangent les différentes leçons politique, sociale et économique qu’ont tirés chaque pays. Pour cela, l’OCDE rassemble 3300 chercheurs qui collectent les informations auprès des institutions étatiques et de la société civile et rédigent des rapports apolitiques et objectifs qui pourront aider les dirigeants. L’OCDE ne fonctionne que par consensus et propose des normes dans tous les domaines (hors celui de la défense) pour ses pays membres afin de favoriser une croissance inclusive et durable.

       Après cette présentation menée par une conférencière passionnée qui a vraiment intéressé les participants, nous accueillons une deuxième conférencière juriste qui nous présente son domaine d’expertise dans l’OCDE : la lutte contre la corruption. Conférence intéressante car riche en contenu juridique, elle permet de sensibiliser cette équipe de jeunes emlyens, futurs managers, aux questions de la corruption et de leurs conséquences. L’objectif de ce programme est la mise en place pratique de la convention des nations unies sur la corruption en 1999, en criminalisant les entreprises qui se servent de pots de vin pour obtenir de précieux contrats. A la fin de cette deuxième conférence, nous entamons une balade des jardins pour achever de nous ouvrir l’appétit et nous découvrons le superbe château de la Muette qui sert encore aujourd’hui de salle de conférence pour l’organisation. Après s’être ravitaillés à la cafet de l’OCDE au milieu des chercheurs, nous nous engouffrons dans les entrelacs du métro parisien direction l’UNESCO (passage du 16ème arrondissement au 7ème arrondissement, les non-parisiens découvrent au passage deux des plus beaux quartiers de Paris).

          Cette deuxième visite est de toute autre nature, nous sommes plongés dans les années 1950, au milieu des immeubles imaginés par Le Corbusier. Architecture aérienne, jardins à la japonaise, lieu de méditation, l’UNESCO a tout pour nous faire voyager au bout du monde en restant en face de la Tour Eiffel. Les Calder, Picasso et Giacometti foisonnent entre les salles de conférences aux sièges vintages des années 1960. Nous présentant un véritable musée à l’intérieur de l’institution, notre guide (ancienne membre du secrétariat du patrimoine mondial de l’UNESCO) a su nous faire apprécier cette richesse culturelle. Nous avons aussi profité de l’expérience de notre guide pour en apprendre plus sur le rôle de l’UNESCO.  

 

         Cette institution internationale s’occupe de promouvoir la paix en protégeant et développant la culture, l’éducation et la science. Bien qu’elle se veuille apolitique comme l’OCDE, l’UNESCO est la seule institution des nations unies qui reconnait la Palestine comme Etat ce qui a provoqué le retrait des Etats-Unis et d’Israël en octobre 2017. L’UNESCO a donc perdu une grande partie de ses financements mais garde toute son intégrité.

Il est 16h30, la visite s’achève, il est déjà temps de rentrer sur Lyon.

Cette journée, nous a permis de découvrir deux institutions au travail impressionnant, des intervenants passionnés et des bâtiments remplis d’histoires.

Marie-Amélie Amestoy

OCDE-UNESCO

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